Puis-je laisser crier mon bébé ?

L’unique possibilité de ton bébé pour te rendre attentive à ses besoins consiste à pleurer. Quand il a faim, est fatigué, a mal, a besoin d’être pris dans les bras ou d’être occupé, il n’a pas d’autre choix que de crier. Mais comment réagir en tant que parents ? Une chose est sûre, ignorer les pleurs n’est pas une option.

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Les premiers mois de la vie marquent déjà durablement les enfants et la relation avec leurs parents. Il est d’autant plus important pour les parents de répondre au plus vite aux besoins de leur bébé et de lui montrer qu’ils prennent soin de lui. Les bébés apprennent de cette manière à avoir confiance en leurs parents, ainsi qu’en eux-mêmes et en leurs capacités. Le fait de les laisser crier augmente non seulement inutilement le taux de stress de chacun, mais peut aussi apprendre au bébé que les personnes de son entourage ne réagissent pas quand il appelle. Il se sent alors livré à lui-même. Cette situation est extrêmement angoissante pour les bébés qui doivent encore apprendre à faire leurs nuits et à se calmer, d'autant plus que le fait de rester seul dans la nature signifie leur mort assurée. Imagine-toi atterrir sur une planète inconnue. Tu peux à peine voir, mais tu entends de nombreuses choses angoissantes et nouvelles, d’innombrables impressions t’assommes et ta personne de référence, une des rares choses rassurantes dans ton nouveau monde, ne réagit pas à tes appels ou se manifeste seulement de manière sporadique. Tu aurais peur, serais frustrée et peut-être en colère, mais tu pourrais au moins t’exprimer. Ton bébé en est incapable. Le fait de réagir à ses pleurs signifie premièrement le rassurer pour qu’il puisse avoir confiance. Il est impossible de lui en donner trop.

Calmer le bébé

Pour pouvoir calmer ton bébé, tu dois trouver l’origine de ses pleurs. Au début, cet exercice est très facile. Généralement, il a faim ou soif, est gêné par sa couche pleine, a besoin de chaleur et d’être rassuré, ou il souffre.

Au fil des semaines et mois, ce spectre s’élargit, par exemple par l’ennui, la curiosité, la peur (à cause de bruits forts et inconnus) ou par la frustration (si quelque chose ne marche pas tout de suite). En réagissant au plus vite par des paroles douces et un contact rassurant, tu lui manifestes qu’il n’a pas besoin de s’inquiéter, que tu t’occupes de lui, qu’il n’est pas seul et que tu l’entoures. Rien que ce message rassure et apaise la plupart des bébés. Si par la suite, la cause des pleurs disparaît, tout va de nouveau mieux pour bébé.

Trouver et instaurer des rituels d’apaisement

Chaque bébé est unique et il est possible que les parents aient besoin de temps pour trouver des rituels d’apaisement adaptés. Certains enfants se calment bien avec des bruits rythmiques (p. ex. machine à laver, aspirateur, lave-vaisselle), tandis que d’autres ont peut-être besoin de câlins, d’entendre la voix de maman ou de papa, de la lolette ou d’un doudou. D’ailleurs, le fait de changer de rituel d’apaisement peut faire pleurer le bébé, par exemple lorsque tu l’as toujours bercé pour l’endormir et que soudainement il doit s’endormir seul dans son lit. Il pleure aussi facilement au réveil. Cela n’est pas étonnant si tu t’imagines que tu t’endors comme un bienheureux dans les bras de ta personne préférée et que tu te réveilles à un autre endroit tout seul et peut-être dans le noir. Il y a vraiment de quoi hurler !

Défi du bébé qui pleure beaucoup : chercher de l’aide professionnelle

Les bébés qui pleurent plus que trois heures par jours ou régulièrement pendant assez longtemps, sont définis comme des bébés hurleurs. Généralement, il s’agit d’un trouble d’adaptation. Les enfants concernés sont surmenés par les nombreuses sensations. Ils ont besoin de calme supplémentaire et de plus d’affection. Comme il est difficile et coûteux en temps de calmer les bébés hurleurs, les membres de la famille plus âgés conseillent souvent de laisser pleurer l’enfant jusqu’à ce qu’il s’arrête de lui-même. Il s’agit cependant de la pire option, car un bébé qui pleure beaucoup a généralement besoin de proximité physique pour pouvoir s’apaiser. Cela n’a rien à voir avec le fait de gâter son enfant, car en situation de tension, de stress et de manque d’affection, il répond en criant davantage. Une consultation en pédiatrie ou dans un centre Brazelton peut t’aider à mieux comprendre le comportement de ton bébé et à réagir de manière plus détendue.

Les pleurs de ton bébé sont une alarme naturelle qui t’alerte dès le premier jour. La bonne nouvelle est qu’avec un peu de sérénité, de calme et de compréhension, tu pourras relativement vite résoudre ces crises de hurlements.

Les routines sont une bonne prévention. Lorsque la journée se déroule selon vos propres routines, l’horloge intérieure du bébé s’y oriente automatiquement, que ce soit pour l’endormissement, le réveil, pour la sieste ou la nuit, pendant les repas ou les jeux. De cette manière-là, tu réduis le stress et il est plus facile pour ton enfant de s’adapter aux différentes phases de la journée et de trouver son sommeil.

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